
Editions Orphéa – 240 pages – Mars 2026
Il est des musiciens dont la présence s’impose naturellement. Michel Herr est de ceux-là : pianiste, compositeur et arrangeur, il développe une musique qui allie élégance et justesse. De Solis Lacus aux grands orchestres, en passant par ses collaborations avec Archie Shepp, Joe Lovano, Bill Frisell ou Toots Thielemans, Michel Herr a affirmé une identité musicale singulière dans le paysage du jazz. Lien entre écriture et improvisation, son travail témoigne d’un profond respect de la tradition, tout en gardant un œil attentif sur l’évolution du langage musical.
Intérieur Jazz revient sur ce parcours d’exception, des débuts nourris par l’énergie du jazz-rock aux années de maturité, ponctuées de moments d’écriture solitaire.
S’appuyant sur un travail de recherche passionné et des entretiens avec Michel Herr, Michel Mainil fait revivre le cheminement d’un artisan essentiel du jazz européen.
La presse
Larsen (Mars 2026) –
Michel Mainil poursuit son travail d’écrivain autour des jazzmen belges. Dans cette nouvelle monographie, il s’est attardé au cas “Michel Herr”.
Intitulé « Michel Herr – Intérieur Jazz », cet ouvrage propose une plongée inédite dans le parcours artistique de ce pianiste, compositeur et arrangeur d’exception. Michel Herr, personnalité marquante du jazz belge depuis plus de cinquante ans, a construit une œuvre singulière, caractérisée surtout par l’inventivité de son jeu et par la richesse de son écriture. (…) Au fil des pages, le livre retrace son itinéraire musical, de ses débuts à ses collaborations les plus marquantes. À travers entretiens, analyses et témoignages, Intérieur Jazz révèle la pensée musicale d’un créateur dont la discrétion n’a d’égal que l’influence.”
Jazz Halo & Jazzmania– Georges Tonla-Briquet (Mai 2026)
La plupart des biographies sont rédigées par des « nègres » ou des opportunistes peu scrupuleux. De temps à autre, un musicien prend lui-même la plume pour nous conter son histoire. Et puis il y a la méthode Michel Mainil : ce saxophoniste a partagé la scène et/ou le studio avec les personnages principaux de ses livres. Il nous offre le meilleur aperçu des coulisses, en quelque sorte.
Après avoir réalisé plusieurs biographies au sujet de José Bedeur, Richard Rousselet et Bruno Castellucci, Mainil consacre son dernier ouvrage au claviériste, compositeur, producteur et arrangeur Michel Herr. Il s’intitule « Intérieur Jazz – Portrait, entretiens et réflexions d’un artisan du jazz européen ». Le projet a pris forme en associant des documents d’archives à des entretiens avec Herr et à ses réflexions personnelles. Depuis les premières années, lorsque Herr et son groupe Solis Lacus ont composé et publié l’un des albums européens les plus marquants du jazz-rock, jusqu’à ses collaborations au cours des décennies suivantes avec pratiquement tout le « who’s who » du jazz international, Mainil retrace tout cela. Généralement, il suit une chronologie linéaire, mais il n’hésite pas à nous distiller, à l’occasion, plusieurs flashbacks fragmentaires à travers des citations. Les faits relatés sont presque toujours étayés par des extraits d’entretiens que l’auteur a menés avec Michel Herr. D’entrée de jeu, l’auteur dresse non seulement un portrait intéressant de l’époque, mais il nous offre également un aperçu de toute une évolution sociale. Herr s’est intéressé à la musique à l’ère pré-numérique, en empruntant des disques à la médiathèque. Vers la fin du livre, il évoque les thèmes du « streaming », des « téléchargements », de l’IA ainsi que leurs répercussions sur le monde de la musique. Pour les passionnés de « name-dropping », citons quelques noms tirés d’une liste de deux pages : Joe Lovano, Johnny Griffin, Bill Frisell, Slide Hampton, Randy Brecker, sans oublier bien sûr, Philip Catherine et Toots Thielemans. À cela s’ajoutent les big bands et les orchestres, allant du WDR Big Band, du Metropole Orchestra et du Brussels Jazz Orchestra jusqu’à I Fiamminghi, Soledad et l’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie. Le lien entre Herr et le cinéma ainsi que les clips (publicitaires) est également mis en évidence. Dans sa jeunesse, l’artiste s’est essayé à la réalisation de courts-métrages. Une attention toute particulière est accordée à « Just Friends », le film culte belge mettant en vedette Josse De Pauw et dont la bande originale a été composée par Herr lui-même. Il s’est, en outre, toujours engagé en faveur des droits des musiciens belges et il a été cofondateur de « Les Lundis d’Hortense », l’association qui fête cette année son cinquantième anniversaire.
Et, en guise de conclusion, nous découvrons une discographie extrêmement détaillée. En 2011, le pianiste Ivan Paduart a rendu hommage à Herr avec un album intitulé « Herritage ». Ce titre aurait d’ailleurs pu convenir à ce livre. L’histoire de Herr, quant à elle, ne s’arrête pas là. Il compose encore à plein régime aujourd’hui !
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De meeste biografieën worden geschreven door “ghostwriters” of onbeschaamde opportunisten. Af en toe kruipt een muzikant zelf in de pen om zijn verhaal op papier te zetten. En dan heb je de Michel Mainil-methode. Hij is saxofonist en stond op het podium en/of in de studio met de centrale personages van zijn boeken. De beste kijk achter de schermen als het ware.
Na zijn biografieën over José Bedeur, Richard Rousselet en Bruno Castellucci richt Mainil in zijn nieuwste werk de focus op toetsenist, componist, producer en arrangeur Michel Herr. De ondertitel luidt, “Portrait, entretiens et réflexions d’un artisan du jazz européen”. Dat is het ook geworden door archiefgegevens te koppelen aan interviews met Herr en diens persoonlijke bespiegelingen.
Van bij de beginjaren toen Herr met zijn groep Solis Lacus een van de belangrijkste Europese albums op gebied van jazzrock uitbracht tot zijn medewerkingen in de daaropvolgende decennia met zowat de “who is who” uit de internationale jazz, Mainil belicht het allemaal. Meestal volgens de lineaire tijdlijn, soms met fragmentaire terugblikken aan de hand van citaten. Aangehaalde feiten worden bijna overal gestaafd met uittreksels van gesprekken die de auteur had met Herr.
Meteen een interessant tijdsbeeld en een kijk op een hele maatschappelijke evolutie. Zo begon Herr zich in het pre-digitale tijdperk te verdiepen in muziek door platen te ontlenen bij de mediatheek. Naar het einde van het boek heeft hij het over “streaming”, “downloads”, AI en de gevolgen hiervan op de muziekwereld. Voor wie kickt op “namedropping” vernoemen we enkele referenties uit een lijst van twee pagina’s: Joe Lovano, Johnny Griffin, Bill Frisell, Slide Hampton, Randy Brecker en natuurlijk Philip Catherine en Toots Thielemans. Daarnaast is zijn er de bigbands en orkesten, gaande van WDR Big Band, Metropole Orchestra en Brussels Jazz Orchestra tot I Fiamminghi, Soledad en l’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie.
De connectie van Herr met film en (publiciteits)clips is eveneens toegelicht. In zijn jonge jaren probeerde hij het zelfs als cineast van kortfilms. Er is speciale aandacht voor ‘Just Friends’, de Belgische cultfilm met in de hoofdrol Josse De Pauw en een soundtrack van Herr. Hij zette zich bovendien steeds in voor de rechten van Belgische muzikanten en was medeoprichter van Les Lundis d’Hortense, de vereniging die dit jaar haar vijftigjarig jubileum viert. Als sluitstuk volgt een uiterst gedetailleerde discografie. In 2011 bracht pianist Ivan Paduart zijn eerbetoon uit met de titel, ‘Herritage’. Het had tevens de titel van dit boek kunnen zijn. Het verhaal van Herr is trouwens nog niet afgelopen. De man componeert nog volop de dag van vandaag!