Discographie

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Between the Two Solstices    Michel Mainil Enter Project – Prix wav or mp3 : 5.99€

Michel Mainil (Ts, Ss, Alto cl.) Cécile Broché (Violin) Alain Rochette (Pno)
José Bedeur, Patrick Joniaux (Cb) Chris Joris (Perc) Antoine Cirri (Dms)
DJ Landzar (Scratches, Turntablism)

Recorded at La Fabrique de Théâtre (Frameries) from Oct. 31st to Nov. 4th 2005
Recorded, mixed and mastered by Michel Andina
Igloo Records IGL 188

Long distance (Erwin Vann)
Et résilles (Alain Rochette)
Hedge cut (Chris Joris)
Between the two Solstices (M. Mainil)
Italian party (Cécile Broché)
Special terms (Mainil – Rochette)
Carillon (José Bedeur)
Ajax (Dedicated to Sophocle) (Mainil)
Demain 10 heures (Eloi Baudimont)

Mainil donne immédiatement le ton avec en ouverture «Long Distance», une composition d’Erwin Vann. Les scratches de DJ Landzar et le violon de Cécile Broché forment un ensemble aigu mais malgré tout harmonieux.

Le premier temps fort est une composition de Chris Joris, « Hedge Cut » : les rythmes africains de Chris Joris aux percussions s’invitent à ceux d’Antoine Cirri à la batterie sur un Mainil très Coltrainien.

La composition éponyme de Mainil « Between the Two Solstices » donne beaucoup de place à DJ Landzar qui, avec ses platines et scratches, en plus des percussions et violon,  crée une atmosphère à la Pink Floyd. Alain Rochette au piano et José Bedeur à la basse complètent ces passionnants échanges riches en couleurs.

Avec sa compo personnelle « Ajax »  et « Special Terms », co-signée par Alain Rochette, Mainil laisse flotter la sonorité chaude du saxophone sur un irrésistible afro-beat swing. Et cela prédomine sur tout l’album.

Avec des distorsions audacieuses  qui sont parfois hors tonalité et des tensions qui s’ajoutent, écoutez la composition « Italian Party » de Cécile Broché pour entendre combien le violon peut sonner jazzy. Bernard Lefèvre – Jazz Mozaiek (traduit du néerlandais)

 

Water and other Games    Michel Mainil Quartet Prix wav or mp3 : 4.99€         

Michel Mainil (Ts, Ss, As) Alain Rochette (Pno) José Bedeur (Cb) Antoine Cirri (Dms) Recorded at Pecrot in 2003 – Aram 2003 – 101

Beatrice (Sam Rivers)            Nemesis (Dave Holland)               Fee-Fi-Fo-Fum (W. Shorter)     Monk’s dream (Th. Monk)              Bas de laine (Alain Rochette)     Water and other games (M. Mainil)  Girl Talk (Neal Hefti)              Margarine (Hal Galper)                 When it’s sleepy time down south  Glup (Bedeur)

 

Depuis vingt ans, le jazz belge n’a jamais connu une telle floraison de talents, révélés ces dernières années avec Phil Abraham (trombone), Philippe Aerts (basse), Fabrice Alleman (saxophone ténor et soprano), Stéphane Galland (batterie) ou Ivan Paduart (piano). Cette énumération dictée par une mémoire hâtive, ne peut être exhaustive. D’autres musiciens méritent d’y paraître. A commencer par le saxophoniste Michel Mainil, entouré dans son dernier CD d’orfèvres rythmiciens : Antoine Cirri (drums), José Bedeur (basse) et le pianiste Alain Rochette au jeu beaucoup plus vitaminé que jadis. Mainil se différencie en n’adoptant guère un langage systématiquement calqué sur celui de John Coltrane. Dernier génie du jazz certes, mais il devient lassant d’entendre les jeunes saxophonistes manger un peut trop goulûment dans son assiette et accoucher de lambeaux convulsifs. Les prémices du jeu de Michel Mainil nous font remonter à Coleman Hawkins, avec les chuchotements de Ben Webster, en passant la rugosité d’un Gene Ammons ou de Arnett Cobb, tous deux dédaigneux des notes de neige. La précision horlogère de « Margarine » séduit, les dérapages contrôlés de « Béatrice » accélère le plaisir d’écoute. Quant au son « très Sidney Béchet » de « When it’s sleeping time down south », il prouve l’écoute attentive des maîtres à laquelle s’est livré Mainil, peu enclin à se laisser porter par l’opportunisme des modes. Marc Danval – Le Soir Magazine

Michel Mainil a une double personnalité. Derrière son côté affable, aimable, toujours à l’écoute des autres, bien ancré dans son rôle de responsable des programmes du Centre Culturel de La Louvière se cache un jazzman. Un vrai, un pur. Peut-être même sa vraie identité! Une personnalité qui éclate totalement, sans aucune retenue dans son dernier album “Water and other games”.

Peut-on le comparer à Sonny Rollins lorsqu’il tire de son saxo un son aussi chaleureux et feutré ou à John Coltrane lorsqu’il se met à le faire souffrir pour en sortir des sonorités audacieuses. Poser la question, c’est déjà y répondre. Et il y a pire comme comparaison .
Du jazz, du beau jazz! Somme tout très classique mais drôlement bien ficelé.
Des reprises de Wayne Shorter, de T.Monk, ou de Sam Rivers; des compositions originales du quartet et un accessit pour celle de Michel qui en débutant l’album en donne directement le ton. Mais parlons de l’accompagnement. Alain Rochette au piano s’adapte parfaitement bien aux différentes atmosphères de l’album et ce par un jeu précis, rythmé et vigoureux à souhait. José Bedeur à la contrebasse impose avec la régularité du métronome le tempo et le batteur Antoine Cirri vibre parfaitement bien à l’unisson du quartet.

Quant à Michel Mainil, en parfait leader, il sait s’imposer tout en laissant suffisamment d’espace aux autres musiciens. Pas de notes inutiles, le respect d’une tradition acquise par sa longue expérience de sideman en Belgique et à l’étranger.
Un musicien en pleine maturité, que l’on sent bien dans sa peau, digne de figurer parmi le gotha du jazz européen. Une étape supplémentaire qui lui donnerait l’assurance nécessaire pour se laisser aller dans des compositions plus fortes, encore plus osées.
Mais il faut laisser le temps au temps. Et ne boudons pas le plaisir d’écouter cet excellent album et de découvrir un autre visage de Michel Mainil. Celui du plaisir!”Waters and other games”. A savourer rapidement . Etienne Payen – Critique de Jazz

Voilà une musique bien internationale pour du jazz 100 % belge ! J’écris çà parce que ce quartet est l’inusable formule qui fit la gloire des Stan Getz , Coltrane et Wayne Shorter (sur disques only) à leur époque de gloire (sic !): sax ténor plus piano/ basse/ batterie et que cette musique est jouée dans le monde entier. Et rien ne me dit à l’écoute qu’il s’agit de musiciens enregistrés à Osaka, Honolulu ou Istanbul tant cette musique est universelle. Bouf et alors ?

Alors, je dois dire que dans son genre Michel Mainil est un connaisseur. D’abord, il y a pas d’esbrouffe technique m’as – tu – vu. Deuxio c’est le versant décontracté de cette musique sans crispations ni durcissements. Cela permet de faire passer l’émotion dans le swing, le chant de la contrebasse (Bedeur), le son naturel de la batterie (Cirri), le toucher du pianiste (Rochette) et les harmoniques  du ténor du chef ( le lideur!) admirablement intégrées au propos du saxophoniste.

C’est un connaisseur le chef, je vous dis, quand on considère le répertoire. Béatrice de Sam Rivers, Girl Talk de Neal Hefti, Monk’s Dream, Fee-Fi-Fo-Fum de Wayne, Dave Holland et Hal Galper. Tout ça me fait penser que Sam Rivers a joué longtemps avec Dave Holland, a enregistré avec Hal Galper (chez Blue Note, introuvable) et a précédé Wayne chez Miles en 1963 (Miles in Tokyo, Sony Japan, 1976). Les contributions personnelles de Bedeur, Rochette et Mainil complètent astucieusement ce tour d’horizon du quartet avec sax ténor sous de multiples angles de vue.

En plus, le bassiste c’est moderne sans jamais donner dans le dégoulinant, le lafarisme affairé de ceux qui parmi ses collègues jouissent d’attirer sur eux la lumière des projos, attitude hors de propos ici et qui me dégoûte d’ailleurs ailleurs. Le batteur, c’est pareil ,le bon goût , j’vous dis. On termine avec le clin d’œil narquois de When it’s Sleepy Time Down South, parce que ces types ne se prennent pas au sérieux. (Mais là tu y vas un peu fort, Antoine ! ). Les organisateurs de concerts de jazz auront raison d’engager ce groupe et vous de l’écouter dans votre salon. Je m’arrête maintenant, j’écoute les phrases de José Bedeur à l’archet dans la Margarine d’Hal Galper. C’est pesé, c’est livré, c’est servi chaud ! Jean Michel Van Schouwburg  – Jazz Around

La pochette de Water And Other Games a un look rétro qui de prime abord ne donne aucune indication sur le contenu musical du cédé qu’elle protège. En allant voir sur le site du leader, on apprend que Michel Mainil est passionné de jazz et qu’il en joue sur scène depuis fort longtemps. Après 32 années de musique live, l’homme sort enfin de l’ombre et, à 48 ans, décide d’enregistrer un disque. Le premier titre, le seul de sa plume, étonne d’emblée par le grain du ténor, l’aisance du musicien et ce son ample qui nous ramène quelques 40 années en arrière quand Rollins ou Coltrane, alors maîtres des forges, boutaient le feu à leur musique avec des airs de chaman. Le reste témoigne d’une science évidente du répertoire, Mainil reprenant à son compte le fameux Fee-Fi-Fo-Fum de Wayne Shorter (souvenez-vous : c’était sur Speak No Evil en 1964), Beatrice extrait du non moins fameux Fuschia Swing Song de Sam Rivers (1964), Nemesis emprunté à Dave Holland (Extensions, 1989), Monk’s Dream et quelques autres titres moins connus. Le pianiste Alain Rochette et le contrebassiste José Bedeur se fendent chacun d’une composition et le tour est joué. Enfin presque, car le cédé se clôture sur un When It’s Sleepy Time Down South qui vient rappeler avec élégance qu’on est là pour le plaisir avant toute chose. Et on s’amuse d’ailleurs beaucoup à écouter cette musique bien jouée avec beaucoup d’émotion et de respect. Ce disque nous incite même à retourner à la source et à ré-écouter ces classiques intemporels interprétés par leurs créateurs. C’est dire d’une autre façon qu’il apprendra à ceux qui le connaissent encore mal à aimer le Jazz. Si c’était là l’une des intentions de Michel Mainil, sa mission est réussie au-delà de toute espérance.  Pierre Dulieu – Dragon Jazz

 

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